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Agressions dans les transports en commun

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la multiplication des agressions dans les transports en commun depuis le début du confinement. Désertés par la majeure partie de la population, les bus, tramways et métros du pays seraient devenus, et bien plus que d'habitude, le terrain de tous les dangers pour ceux qui doivent continuer à les emprunter pour aller travailler. Sur les réseaux sociaux, les témoignages d'agressions sont également légions et beaucoup d'internautes appellent à la prudence. Les femmes en seraient les cibles principales et les professionnels de santé sont par ailleurs plus particulièrement exposés aux agressions. Ainsi, à Paris, l'hôpital Lariboisière a ainsi pris la décision d'escorter des membres de son personnel soignant jusqu'à la gare du Nord. Considérant l'importance d'assurer la continuité de la sécurité publique dans les transports, il lui demande ce qu'il entend mettre en place pour y remédier.

Question n° 16021 adressée à M. le ministre de l'intérieur publiée le 14/05/2020

Réponse de M. le ministre de l'intérieur publiée le  03/09/2020


S'agissant de l'agglomération parisienne, la délinquance a fortement baissé durant la période de confinement. Cette tendance a également été observée dans les transports en commun d'Île-de-France. Ainsi, entre le 16 mars et le 10 mai 2020, les services de police ont constaté : 1 946 faits de délinquance dans les transports en commun, contre 16 724 faits sur la même période en 2019, soit une diminution de 88 % ; 17 faits de violences et atteintes sexuelles, contre 160 faits sur la même période en 2019, soit une baisse de 89 % ; 354 faits de vols avec violences, contre 867 faits sur la même période en 2019, soit une diminution de 60 % ; 22 faits de violences contre des particuliers, contre 242 faits sur la même période en 2019, soit une baisse de 90 %. De manière générale, les dispositifs de police ont à chaque fois été adaptés au gré des évolutions des bassins de délinquance durant les périodes de confinement. Ainsi, la brigade des réseaux franciliens (BRF) de la sous-direction régionale de police des transports a mené des opérations d'appui aux contrôles et de vérification des attestations dans les grandes gares parisiennes dans le cadre de la loi d'urgence sanitaire qui instaurait une restriction des déplacements de la population. En outre, quotidiennement, près de 2 000 policiers de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne, de la direction de l'ordre public et de la circulation et des forces mobiles ont apporté leur concours à la sécurisation des transports en commun. La gare du Nord a été placée au cœur d'un dispositif quotidien conséquent, afin notamment de sécuriser les personnels soignants de l'hôpital Lariboisière dans leurs trajets vers les transports en commun. En outre, des opérations de contrôle sont menées avec les transporteurs. En mars et avril, la gare du Nord a fait l'objet de 1 034 sécurisations par la BRF qui a également procédé à 320 interpellations d'auteurs d'infraction. Une attention particulière a été portée à la sécurisation des lignes 12, 4 et 5 du métropolitain. En outre, un appui a été fourni pour soutenir les effectifs de la RATP lors des fermetures de certaines stations, notamment Barbès, Lamarck et Jaurès.