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Premières épreuves communes de contrôle continu

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur les conditions difficiles qui président à la mise en œuvre des premières épreuves communes de contrôle continu appelées « E3C » instaurées par la réforme du baccalauréat. Alors que ces épreuves destinées aux élèves de première doivent se tenir entre le 20 janvier et la mi-mars 2020, de nombreux problèmes sont venus émailler le cours normal des opérations : ouverture tardive de la banque nationale de sujets ; non correspondance desdits sujets avec les progressions établies par les enseignants ; obligation faite de numériser les copies sans aucun moyen supplémentaire ; rémunération prévue pour la correction inférieure à ce qui est prévu pour les autres épreuves du baccalauréat... Douze syndicats enseignants et lycéens, ainsi que le syndicat majoritaire des personnels de direction, ont d'ailleurs exprimé leur malaise, leur épuisement professionnel à tenir le rythme dans ces conditions. La fronde contre ces premières E3C a d'ores et déjà donné lieu à des blocages dans certains lycées afin d'en empêcher la tenue tandis que certains enseignants ont déjà fait part de leur refus de corriger les copies ou de transmettre les notes… Les élèves qui avaient l'intention de passer les E3C, mais n'ont pas pu se rendre en salle d'examen à cause du blocus de leur lycée, auront-il un 0 sur 20 ? Considérant que ni les conditions de réussite des élèves, dans un climat serein et propice à l'apprentissage ne sont au jour d'aujourd'hui en place et que le principe d'égalité des candidats au baccalauréat est loin d'être assurée, il lui demande de quelle manière il entend ramener de la sérénité au sein des lycées.

Question n° 14322 adressée à M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse publiée le 13/02/2020