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Métiers de l'événementiel en contrats courts

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de Mme la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion sur les difficultés financières que connaissent actuellement les personnes travaillant comme "extra" dans l'événementiel et qui se considèrent comme oubliés par le Gouvernement. Employés habituellement à la journée en contrat à durée déterminée d'usage (CDDU), afin d'effectuer le service des traiteurs pour divers événements, ces extras vivent à l'année de ces emplois de serveurs, maîtres d'hôtel ou autres, et sont environ 20 000 en France. Depuis 2014 et l'abrogation du statut d'intermittent de la restauration, ces personnes alternent les périodes travaillées et les périodes chômées lorsque l'activité baisse naturellement. Elles reçoivent alors une allocation chômage en fonction de leur cotisation en période de plein emploi. Or, la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 a empêché ces personnes de travailler depuis la mi-mars 2020, la reprise étant quasiment nulle dans leur profession depuis le déconfinement, et ces extras n'ont pas profité et ne profitent toujours pas du dispositif de chômage partiel. Ils n'ont pas non plus pu bénéficier des dispositifs mis en place pour les petites entreprises. La baisse de leurs revenus est conséquente et dramatique dans certains cas. Alors que le printemps est une période de plein emploi pour eux, ils ont dû faire face à une baisse de revenu de plus de 40 %, et cela depuis quatre mois, plongeant bon nombre d'entre eux dans des situations économiques d'une grande précarité. Face à cela, le risque de perte de compétence est réel pour la profession ; or elle est l'un des maillons essentiels du savoir-vivre et des arts de la table français, internationalement reconnus. En conséquence, il lui demande, d'une part, si elle entend intégrer ces professionnels aux mesures de protection sociale mises en place pour sécuriser les emplois et les compétences et, d'autre part, si elle envisage, à l'instar de ce qui a été fait pour les intermittents du spectacle, de faire de 2020 une année blanche pour le calcul de leur allocation chômage.

Question n° 17757 adressée à Mme la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion publiée le 10/09/2020

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