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Avenir du réseau fluvial français

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l'avenir du réseau fluvial français dans l'après-crise sanitaire. De tous les pays européens, la France est celui qui possède le plus grand nombre de fleuves, de rivières et de canaux. Quelque 8 500 km de voies d'eaux pour le transport de marchandises, de minerais mais aussi de passagers. Or, l'association nationale des plaisanciers en eaux intérieures (ANPEI) s'inquiète du déclin du tourisme fluvial du fait de la pandémie mais aussi des effets de la sécheresse de l'an passé et du manque d'investissements pour l'entretien et la modernisation des voies navigables. Ce type de tourisme fluvial représente pourtant un poids économique de 1,3 milliard d'euros et 6 100 emplois directs en France. Pour assurer une pérennité des canaux, et plus particulièrement de ceux dits « de petit gabarit », l'ANPEI précise qu'il faut que des péniches empruntent régulièrement ces itinéraires. En effet, les petits bateaux de plaisance ne permettent pas d'entretenir l'enfoncement naturel sur les canaux. Il faut un passage régulier de péniches de type « Freycinet » et éventuellement de péniches-hôtels pour cela. De plus, le transport fluvial est le plus vertueux en matière énergétique : une péniche de type Freycinet a un équivalence « charge transportée » de 14 camions… Actuellement, 56 millions de tonnes sont transportées chaque année sur les 7 000 kilomètres de voies navigables gérées par Voies navigables de France (VNF), ce qui ne représente que 4 % du trafic terrestre. La multiplication des péniches sur les canaux permettra, en sus, de développer des services le long de ces axes. Pour cela, il convient d'investir pour l'entretien des infrastructures comme les écluses, les barrages, la gestion de l'eau, mais aussi pour la création de liaisons fluviales comme celle du nouveau canal Seine-Nord, censé rejoindre le bassin du Nord. La crise du Covid-19 a mis en lumière l'utilité et les qualités du transport fluvial. Pendant que les avions et les camions étaient limités dans leurs déplacements, les bateaux ont pu naviguer sur les fleuves européens et assurer une bonne partie du transport de fret et si ce mode d'acheminement est plus lent, il est beaucoup plus sécurisé que les autres. Délaissées en France depuis trente ans au profit de la route et du chemin de fer alors qu'il est silencieux et cinq fois moins polluant que les autres moyens de transport, il lui demande de lui faire part de ses intentions pour son réseau fluvial.

Question n° 17035 adressée à Mme la ministre de la transition écologique et solidaire à publiée le 02/07/2020

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