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Surcoûts engendrés par l'application des règles sanitaires sur les chantiers de construction pour les artisans

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les surcoûts engendrés par l'application des règles sanitaires sur les chantiers de construction pour les artisans.
En effet, alors que près de 75 % des chantiers sont réouverts depuis la mi-mai, la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) s'inquiète des surcoûts engendrés – entre 10 à 20 % supplémentaire par jour – du fait de la coactivité, la désinfection et, dans une moindre mesure, l'achat des équipements individuels ou collectifs de protection.
Ainsi, pour répondre aux règles de distanciation physique, la « coactivité » a été limitée au maximum, provoquant un allongement des délais, des difficultés de coordination, un phasage complexe à organiser, la location de nouveaux moyens de transport… Ce poste peut représenter jusqu'à la moitié du surcoût sanitaire total.
Ces nombreux dépassements plongent les entreprises dans des situations préoccupantes et pourraient entraîner des faillites supplémentaires d'autant que d'autres difficultés viennent s'ajouter à cette situation déjà compliquée : des difficultés d'approvisionnement, des contraintes administratives en hausse, des reports voire des annulations de travaux chez les particuliers ou bien encore des reports de paiements dus à l'arrêt des marchés publics…
Aussi, entre la hausse des coûts liés aux pratiques sanitaires et les contraintes supplémentaires, la reprise d'activité se fait « à perte » pour beaucoup d'artisans du bâtiment qui veulent toutefois conserver leur clientèle. Si, à l'avenir, de nouvelles méthodes de travail et d'organisation des chantiers sont à inventer, il lui demande ce qu'il entend mettre en œuvre afin d'aider, aujourd'hui, les artisans du bâtiment à surmonter cette crise.

Question écrite n° 16511 publiée dans le JO Sénat du 04/06/2020

 

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