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Difficultés des ambulanciers

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation et les difficultés des ambulanciers en France pendant cette crise sanitaire. En effet, les entreprises de transports sanitaires subissent actuellement une baisse d'activité de 50 à 90 % (moyenne nationale) malgré les prises en charge liées au Covid-19. De plus, ces prises en charge entraînent des surcoûts de fonctionnement importants, les entreprises devant se fournir à leurs frais de matériel sanitaire afin de protéger de manière adéquate leurs collaborateurs. Enfin, de nombreuses entreprises ont mis en place du chômage partiel et les salariés voient une baisse importante de leur rémunération. Cette situation va certainement entraîner la faillite de plusieurs entreprises et des licenciements. En outre, et malgré cette baisse d'activité, les ambulanciers sont quotidiennement mobilisés pour prendre en charge des patients malades ou suspectés de l'être. Ils sont à leur contact direct et de très nombreux salariés craignent pour leur santé et celle de leurs familles. Alors que le Gouvernement a annoncé une prime pour les personnels mobilisés sur le Covid-19 et la reconnaissance de cette maladie comme maladie professionnelle, il semblerait toutefois que les ambulanciers ne soient pas concernés par ces annonces. Aussi, s'agissant des entreprises, les professionnels du secteur demandent une annulation de leurs charges salariales et patronales, le versement d'un supplément « Covid-19 » de 50 € par transport de patient contaminé ou suspecté d'être contaminé et la suspension puis le report de toutes les échéances d'emprunt des entreprises du secteur. Concernant les salariés, ils réclament la reconnaissance comme maladie professionnelle de tous les ambulanciers atteints par le virus, et ce, dès le début de l'épidémie, le versement, par l'État, d'une prime exceptionnelle nette de charge et d'impôt et, enfin, l'attribution, par l'État, d'un crédit d'impôt pour l'intégralité de la période de crise sanitaire pour contribuer au financement des frais de transport. Considérant que les ambulanciers font partie des professionnels de santé aptes aux urgences vitales, il lui demande de quelle manière il entend soutenir cette profession afin qu'elle continue sa mission dans des conditions optimales au service des patients.

Question n° 15757 adressée à M. le ministre des solidarités et de la santé publiée le 30/04/2020

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