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Avenir des lycées français du monde

M. Yves Détraigne souhaite appeler l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les inquiétudes du « collectif d'avenir des lycées français du monde » au sujet des conséquences de la pandémie sur les Français expatriés en matière d'éducation. La crise du Covid-19 entraîne, en effet, des conséquences sociales et économiques importantes qui vont nécessairement impactées sur l'avenir du réseau de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), les parents assumant une grande part des budgets. Le réseau des 492 établissements scolaires gérés par l'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) est un instrument essentiel au service de l'influence de la France dans le monde. Depuis plusieurs années, il fait face à des mutations importantes telles que l'accroissement de la demande et une concurrence accrue dans le secteur de l'éducation et connaît des difficultés importantes. La pandémie risque de porter un coup fatal à ce réseau d'excellence. Aussi, le collectif demande à l'tat de témoigner de sa solidarité envers ces familles qui ont, ces dernières années, assumé de larges augmentations de frais de scolarité pour financer, entre autres, les projets immobiliers de leur établissement. Pour cela, il formule un certain nombre de mesures économiques urgentes, en soutien des établissements et des familles afin de maintenir les équilibres pédagogiques et financiers impactés, et d'assurer l'avenir du réseau : aide de l'État français par la mise en place de bourses exceptionnelles pour les citoyens français ; exonération sur les frais de scolarité du troisième trimestre année scolaire 2019-2020 ; aide particulière pour les établissements des zones concernées par les départs massifs des familles… À moyen terme, le collectif demande également que soient redéfinies les priorités quant à la prochaine rentrée scolaire, d'une part, en supprimant les augmentations de frais de scolarité (les parents ne seront pas en capacité d'honorer d'engagements supplémentaires, au vu des difficultés qui prendront certainement du temps avant de s'atténuer) et, d'autre part, en mettant un moratoire sur les programmes d'investissement non-essentiels et non encore entamés (ces projets immobiliers sont très souvent financés à 100 % par les parents). Considérant qu'il convient de témoigner de la solidarité de la Nation envers les Français expatriés, qui contribuent à la francophonie, au rayonnement et à l'image de la France à l'étranger, il lui demande ce qu'il entend mettre en œuvre pour préserver le réseau de l'AEFE.

Question n° 15212 adressée à M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères publiée le 09/04/2020

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