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Devenir des arboretums français

M. Yves Détraigne appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur le devenir des quelque cent cinquante arboretums français. Ces somptueux jardins botaniques, généralement conçus comme de vastes espaces paysagers, sont des joyaux à préserver. En effet, les nombreuses espèces d'arbres ou d'essences ligneuses représentent de véritables sources d'inspiration pour les forestiers, pépiniéristes et concepteurs d'espaces urbains. Toutefois leur entretien coûte cher, et les visites payantes ne suffisent pas. Or il est difficile de garder ces collections en l'état alors même qu'on observe un désengagement progressif des différents partenaires que sont les départements, la région mais surtout l'État, l'office national des forêts prenant également de nouvelles orientations. Considérant qu'il convient de préserver ses « musées à arbres » auxquels toutes les associations de patrimoine arboricole et botanique sont particulièrement attachées, il lui demande ce qu'il entend mettre en œuvre en ce sens.

Question n° 12993 adressée à M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation publiée le 07/11/2019

Réponse de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation publiée le 30/01/2020

Les arboretums sont de véritables musées vivants de diversité interspécifique et intraspécifique des arbres, permettant de mettre en valeur la richesse de la biodiversité ligneuse. Leur entretien et leur renouvellement demandent des moyens importants. Il existe une grande diversité d'arboretums, à la fois dans leur composition en espèces, mais également dans leur mode de gestion et de financement. De nombreux arboretums de collection résultent d'initiatives de propriétaires privés et sont aujourd'hui la responsabilité d'acteurs privés ou de collectivités locales (communes, départements, régions). D'autres, comme ceux issus de programmes de recherche et expérimentation, peuvent dépendre d'établissements publics. L'office national des forêts (ONF) possède ainsi un ensemble de 150 arboretums, à visées pédagogique (accueil du public), conservatoire ou scientifique (ayant pour mission d'orienter les choix d'essences pour la forêt). Comme pour les forêts domaniales, leur gestion et entretien sont à sa charge. Par ailleurs, les arboretums ne sont pas les seuls outils de conservation de la biodiversité ligneuse. La conservation des ressources génétiques forestières en France est un sujet de grand intérêt pour le ministère de l'agriculture et de l'alimentation. Elle est actuellement coordonnée par la commission nationale des ressources génétiques forestières, mise en place par le ministère de l'agriculture et de l'alimentation dès 1991, suite à la conférence ministérielle de Strasbourg en 1990 sur la protection des forêts en Europe. Cette commission travaille sur la diversité génétique des principales espèces de la forêt française (chêne sessile, hêtre, sapin pectiné, épicéa commun, pin sylvestre, pin maritime, …) ou sur des espèces disséminées, rares ou en disparition (pin de Salzmann, peuplier noir, orme, noyer royal…) et veille à travers l'établissement de réseaux d'unités conservatoires in-situ (en forêt) et ex-situ (plantations conservatoires) et le transfert de connaissances, à la protection de ces ressources génétiques forestières. Le ministère de l'agriculture et de l'alimentation consacre près de deux millions d'euros par an à la conservation des ressources génétiques, répartis entre des conventions de recherche et développement spécifiques pour augmenter les connaissances et agrandir les réseaux d'unités conservatoires et le financement d'une mission d'intérêt général sur les ressources génétiques forestières confiée à l'ONF.

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