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Inégalités de salaires existant entre les joueuses et les joueurs composant l'équipe de France

M. Yves Détraigne appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les inégalités de salaires existant entre les joueuses et les joueurs de football qui composent l'équipe de France. En effet, dans le championnat professionnel féminin, qui comprend douze clubs, le salaire moyen est établi à 3 500 euros mensuels net (hors primes) alors même que les deux plus grands clubs versent des hauts salaires à quelques joueuses internationales et tirent ainsi cette moyenne vers le haut. La moitié des joueuses bénéficient de contrats à temps partiel et complètent leur salaire avec une autre activité professionnelle. Ainsi, en sa qualité de deuxième joueuse de football la mieux payée au monde, la capitaine des Bleues, gagne environ 360 000 euros bruts par an là où le joueur le mieux payé de ligue 1 perçoit 36 millions d'euros brut annuels. Quant à la prime en cas de victoire en finale de la coupe du monde, les joueuses de l'équipe de France recevront dix fois moins que les Bleus, champions du monde en 2018. La fédération internationale de football (FIFA) attribue 3,5 millions d'euros aux gagnantes, contre 33,8 millions chez les hommes. Outre une somme fixe lors de chaque match, les Françaises savent qu'en cas de victoire, elles se partageraient, avec leur staff technique, la somme de 1,1 million d'euros, soit 40 000 euros pour chacune des vingt-trois joueuses : dix fois moins que la somme que se sont partagée les Bleus en 2018. En France, d'un point de vue juridique, aucune joueuse n'est « techniquement » considérée comme professionnelle à proprement parler, contrairement aux hommes qui signent un contrat avec leurs clubs respectifs et sont liés à la ligue de football professionnel (LFP). Les filles, elles, dépendent de la fédération française de football (FFF). Elles sont sous contrat fédéral, similaire à celui des amateures, puisqu'il n'existe pas de ligue professionnelle de football féminine. Considérant que les inégalités salariales doivent être combattues dans tous les domaines, il lui demande ce qu'elle entend mettre en œuvre, avec son homologue du ministère des sports, afin de lutter contre cette forme de discrimination.

Question n° 10943 adressée à Mme la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations publiée le 20/06/2019 

Question de rappel n° 13102 adressée à Mme la ministre des sports publiée le 14/11/2019 

M. Yves Détraigne rappelle à Mme la ministre des sports les termes de sa question n°10943 posée le 20/06/2019 sous le titre : " Inégalités de salaires existant entre les joueuses et les joueurs composant l'équipe de France ", qui n'a pas obtenu de réponse à ce jour. Alors que la fédération australienne de football (FFA) vient d'annoncer que les footballeuses de l'équipe nationale australienne percevront désormais le même salaire que leurs homologues masculins, son président a ainsi déclaré : « le football est le jeu de tout le monde et cette nouvelle convention collective constitue un pas de plus vers l'adoption des valeurs d'égalité, d'intégration et d'égalité des chances ». 

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