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Présence d'acrylamide décelée dans certains aliments

M. Yves Détraigne appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la présence d'acrylamide décelée dans certains aliments en l'absence de réglementation stricte en la matière. En effet, après avoir réalisé un test de grande ampleur sur tout le continent, le bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), dont fait notamment partie l'association UFC-Que choisir, demande à la Commission européenne d'abaisser les critères de référence indicatifs actuels pour ce contaminant et de les rendre contraignants pour les producteurs de produits alimentaires. Dix groupes de consommateurs ont ainsi échantillonné plus de 500 produits alimentaires contenant de l'acrylamide, tels que des chips, des biscuits, du café ou des céréales pour petit-déjeuner. Les biscuits et les gaufrettes ordinaires sont particulièrement problématiques, avec un tiers des échantillons égaux ou supérieurs aux niveaux de référence de l'acrylamide. Force est de constater que ces résultats sont préoccupants, car les enfants de moins de 3 ans consomment souvent de tels produits, qui sont autorisés à contenir plus d'acrylamide que les biscuits destinés aux bébés. En outre, le BEUC demande à la Commission européenne de proposer des critères de référence pour les chips de légumes. Des tests ont montré qu'en moyenne, les chips de carottes, de betteraves ou de panais contiennent presque deux fois plus d'acrylamide que les versions à base de pommes de terre, alors qu'elles sont souvent considérées comme plus saines. En 2015, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concluait déjà conclu que l'acrylamide dans les aliments constituait un problème de santé publique car il augmentait potentiellement le risque de cancer chez les consommateurs de tous les âges… Considérant qu'il est possible de produire des chips ou des céréales à faible teneur en acrylamide en prenant des mesures volontaires, il lui demande si elle entend oeuvrer auprès de ses partenaires européens afin que la réglementation évolue et que les fabricants de produits alimentaires accordent plus d'attention à ce contaminant.

Question n° 09400 adressée à Mme la ministre des solidarités et de la santé publiée le : 14/03/2019 

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