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Pratique de la cryothérapie

M. Yves Détraigne attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'absence de législation encadrant la pratique de la cryothérapie et la cryolipolyse, deux techniques de soin par le froid. Actuellement, ces actes ne sont pas encadrés, ce qui signifie qu'il n'y a aucune déclaration d'activité, ni aucune exigence de formation des opérateurs et d'information des usagers. Les « praticiens » ne sont donc pas contraints de déclarer les événements indésirables, ne subissent pas de contrôle régulier et ne sont sujets à aucune sanction en cas de problème. Aucune formation officielle n'est délivrée aux spécialistes qui font de la thérapie par le froid leur commerce alors que la manipulation des bonbonnes d'azote, un gaz dangereux, devrait déjà être règlementée. Or, les médias se font de plus en plus l'écho d'un nombre croissant d'incidents et ces pratiques, si elles sont mal dispensées, représentent un réel danger pour la santé. Suite à divers signalements d'incidents et à un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) soupçonnant de possibles effets indésirables, la Haute Autorité de santé a précisé, dans un rapport de juillet 2018, que les risques étaient bel et bien présents lors de cette pratique. En conséquence, il lui demande si elle entend faire légiférer sur la question afin que soient mis en place un contrôle des machines et une formation reconnue, seuls moyens d'enrayer la multiplication des accidents.

Question n° 09253 adressée à Mme la ministre des solidarités et de la santé publiée le 07/03/2019

 

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