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Soutenir la production de luzerne déshydratée

M. Yves Détraigne appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la nécessité de mieux soutenir la filière de déshydratation de luzerne. Lors de son assemblée générale, fin décembre 2018 à Paris, Coop de France Déshydratation a, en effet, réaffirmé sa volonté de participer de façon décisive à la reconquête de l'autonomie protéique des élevages. En effet, au niveau européen, les fourrages en légumineuses pures représentent 3,8 millions de tonnes de protéines alors que les importations des protéines issues d'oléagineux s'élèvent à 15,8 millions de tonnes. Il paraît donc important de soutenir la filière française afin de réduire la dépendance de l'Union européenne. Regrettant que la production de fourrage séché ait baissé considérablement en Europe ces dernières années malgré le plan protéines actuel et la mise en place des surfaces d'intérêt écologiques (SIE), le professionnels du secteur veulent que, dans le cadre de la réforme de la PAC, les aides à l'hectare soient maintenues afin d'assurer l'attractivité économique de la luzerne et de maintenir l'approvisionnement des unités de transformation. Considérant l'ensemble des avantages écologiques de la culture de la luzerne, l'une des plus respectueuses de notre éco-système, il lui demande de quelle manière il entend soutenir et défendre cette production auprès de ses partenaires européens.

Question n° 08439 adressée à M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation publiée le 17/01/2019

Réponse de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation publiée le : 21/02/2019


La filière de déshydratation de luzerne répond aux enjeux de diversification des cultures et d'intégration de légumineuses dans les rotations des exploitations de grandes cultures. À ce titre, cette filière bénéficie d'une aide couplée au titre du premier pilier de la politique agricole commune. En France les modèles de production agricole et la spécialisation croissante des zones de productions animales et végétales ont conduit à une forte dépendance en matières riches en protéines d'une part, principalement du soja, et en fertilisants minéraux d'autre part. Comme le Président de la République en a fait le constat dans son discours du 25 janvier 2018, il s'agit là de flux massifs qui ne permettent pas aujourd'hui de garantir une véritable souveraineté alimentaire. Cette double dépendance est également la cause structurelle de nombre des problèmes environnementaux auxquels est confrontée notre agriculture. Face à ce défi il est autant nécessaire de relancer la production de protéines végétales sur nos territoires, en particulier de légumineuses, que d'agir sur nos systèmes d'élevage et leur alimentation. C'est pourquoi la France s'est dotée dès 2014 d'un plan protéines. Conformément aux annonces du Président de la République, et sur la base des enseignements tirés de ce plan, une nouvelle stratégie sur les protéines sera mise en place. Cette ambition doit également être menée à l'échelle européenne. C'est pourquoi la France a proposé lors du Conseil du 28 janvier 2019 une déclaration, soutenue par de nombreux États membres, demandant à la Commission un véritable plan d'actions sur le sujet des protéines.     

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