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Réforme du baccalauréat et discriminations territoriales

M. Yves Détraigne attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur la réforme du baccalauréat prévue pour 2021. En effet, les trois séries classiques, économique et sociale (ES), littéraire (L) et scientifique (S), devraient laisser place à un tronc commun accompagné de spécialités à sélectionner (trois pour la classe de première, puis deux pour la terminale). Si le ministère de l'éducation nationale a dressé une liste de douze spécialités, au total, les établissements, eux, devront en proposer au moins sept. Pourtant, il a déjà été précisé que, sur les 4 400 lycées en France, 300 d'entre eux ne pourraient pas proposer les sept enseignements minimum requis. En outre, après observation des listes publiées, à la mi-décembre 2018, par les académies, force est de constater que les lycées des zones défavorisées et ceux des zones rurales ne proposeront pas les spécialités telles que « théâtre », histoire des arts ou « littérature, langues et cultures de l'Antiquité », ou bien encore les langues vivantes autres qu'anglais... En conséquence, un élève, ne pouvant pas forcément aller étudier dans un lycée loin de chez lui, devra donc choisir dans une liste a minima et ne correspondant pas forcément à ses projets initiaux. Cette « réduction de l'offre » risquant d'entraîner une augmentation des discriminations territoriales, il lui demande de quelle manière il entend pallier ces difficultés et assurer l'égalité de traitement des lycéens sur l'ensemble des établissements.

Question n° 08358 adressée à M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse publiée le : 27/12/2018 

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