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Réseau des centres d'information et d'orientation

M. Yves Détraigne appelle l'attention de Mme la ministre du travail sur l'article 10 du projet de loi n° 904 (Assemblée nationale, XVe législature) pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui traite de l'orientation et plus particulièrement des centres d'information et d'orientation (CIO). En effet, le ministère du travail envisage de transférer aux régions les missions jusque-là exercées par les délégations régionales de l'office national d'information sur les enseignements et les professions (DRONISEP) en matière de diffusion de la documentation ainsi que d'élaboration des publications à portée régionale relatives à l'orientation scolaire et professionnelle des élèves et des étudiants. L'objectif poursuivi serait de recentrer les personnels des CIO sur les établissements scolaires et sur une partie de leurs missions, la psychologie et ses applications dans l'école, ce qui concrètement va entraîner la suppression desdits centres pourtant présents sur l'ensemble du territoire national. Actuellement, ces services déconcentrés de l'éducation nationale ont pour missions d'accueillir et de conseiller gratuitement toutes les personnes présentant un problème d'orientation ou de formation. Ils n'agissent donc pas uniquement en direction des collégiens et lycéens. Ils accueillent également de nombreux adultes en complément d'un suivi par Pôle emploi, et sont souvent le premier contact des jeunes migrants avec le système éducatif. Ils sont ouverts pendant les vacances scolaires, le mercredi et parfois même le samedi et contribuent à maintenir l'égalité de tous les citoyens à accéder sur tout le territoire au conseil en orientation et à l'accompagnement pour élaborer un parcours de formation menant à la qualification et à l'emploi. Le fait de transférer ces missions aux régions risque en outre d'aller à l'encontre de l'égalité de territoires que permettait le réseau national des CIO, présent dans les zones rurales… Considérant qu'un tel choix ne va guère dans le sens de la mobilisation à combattre le chômage des jeunes non qualifiés, il lui demande donc quelle alternative elle entend mettre en place afin de permettre une continuité de ce service public de proximité œuvrant à la réussite de tous.

Question n° 04954 adressée à Mme la ministre du travail publiée le 17/05/2018

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