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Régionalisation du numerus clausus

M. Yves Détraigne appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'arrêté du 10 janvier 2017 fixant le nombre d'étudiants de première année commune aux études de santé autorisés à poursuivre leurs études en médecine à la suite des épreuves terminales de l'année universitaire 2016-2017, et le nombre d'étudiants pouvant être admis directement en deuxième année de ces études à la rentrée universitaire 2017-2018. Cet arrêté, en fixant le numerus clausus par université accueillant une unité de formation et de recherche (UFR) de médecine, affiche une augmentation de 473 places réparties entre vingt-six UFR. Si celui-ci témoigne de la volonté du Gouvernement de réduire les déserts médicaux en augmentant le numérus clausus pour les régions déficitaires, les étudiants et professionnels du secteur s'interrogent toutefois sur une augmentation d'effectifs décidée sans augmentation de moyens (humains, financiers, matériels…). Ils craignent que cette annonce ne soit qu'une tentative pour repousser les limites des capacités de formation des facultés de médecine. Or, les conditions de formation des étudiants hospitaliers sont déjà, en de nombreuses facultés, perfectibles et cette augmentation va donc renforcer la difficulté pour atteindre la qualité de formation que les étudiants attendent en stage. En cela, ces derniers demandent une ouverture de stages hors des centres hospitaliers universitaires (CHU), en hôpitaux généraux et en pratique libérale (médecine générale et autres spécialités) entre autres. Considérant que la généralisation de la régionalisation du numerus clausus peut permettre d'améliorer l'accès aux soins de proximité, de réduire les inégalités entre les territoires et de lutter contre les déserts médicaux, il lui demande de quelle manière elle entend aider les doyens de facultés de médecine à mettre en place les moyens inhérents à cette augmentation, et ce, afin de ne pas laisser les universités assumer seules financièrement cette décision gouvernementale.

Question écrite n° 24704 publiée dans le JO Sénat du 19/01/2017
En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

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