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A la une - Actualité de la ville de detraigne

En faveur d'un quinquennat utile et rassembleur où chacun travaillera dans l'intérêt général des Français

Après 18 mois d'une trop longue campagne électorale, un nouveau Président accède à l'Elysée. Sa trajectoire est impressionnante : inconnu il y a trois ans et ne possédant aucun mandat électif, Emmanuel Macron devient, à  38 ans, le huitième président de la Cinquième République. 

S'il a en partie gagné en raison du rejet de l'adversaire qu'il avait en face de lui au second tour, il est néamoins clair que les partis traditionnels ont perdu. Ils ont perdu dès leurs propres primaires où s'est faite l'élimination des "plus connus" ou des "plus en vue". Exit Sarkozy, exit Valls : un premier signe qui n'a pas fait réfléchir plus que ça les têtes pensantes des deux grands partis… Le choix fait, le 23 avril, d'éliminer les candidats issus desdits partis et de porter au second tour Emmanuel Macron est le deuxième signe montrant que les citoyens ont soif d'autre chose que d'une alternance "traditionnelle" qui, depuis 30 ans, n'a pas permis de régler les vrais problèmes de la France, dont tout particulièrement celui du chômage des jeunes...

Lorsque j'étais sénateur nouvellement élu, j'avais voté en faveur d'un amendement d'un collègue socialiste, qui avait le mérite de régler un problème que je rencontrais sur le terrain et qui n'avait finalement pas recueilli suffisamment de voix pour être adopté. Lorsque, après la séance publique, j'avais discuté avec des collègues siégeant au centre et à droite en leur disant mon incompréhension, la plupart d'entre eux m'avaient alors répondu : "oui, c'était un bon amendement, mais on ne peut pas voter une proposition socialiste…" (sic).

Aujourd'hui les Français "en ont marre" de cette opposition systématique et stérile. Ils ont essayé la droite, ils ont essayé la gauche, ils veulent autre chose aujourd'hui… C'est le clivage systématique droite-gauche qui a perdu ce 7 mai.

Et pourtant, dès la proclamation des résultats, chacun des partis traditionnels a repris ses habitudes, appelant à battre et faire battre Emmanuel Macron aux législatives pour le priver d'une majorité à l'Assemblée nationale, allant même jusqu'à menacer d'exclusion les personnalités tentées de rallier le nouveau Président …

Si je comprends la nécessité de sonner le rappel des troupes, je crois cependant que les responsables des grands partis sous-estiment la volonté de changement et de renouveau exprimée dans les urnes de l'élection présidentielle.

La France n'a pas besoin d'une nouvelle guerre ouverte, d'un nouvel affrontement droite-gauche. Elle a besoin de réformes courageuses et, pour cela, il faut savoir dépasser les clivages sur les questions importantes et, comme le rêvait François Bayrou il y a quelques années, se rassembler pour faire gagner la France.

Je souhaite, pour ma part, un quinquennat utile et rassembleur où chacun travaillera dans l'intérêt général des Français. Pour cela, il faut laisser une chance à Emmanuel Macron et à la France en envoyant une majorité constructive à l'Assemblée nationale.

Yves Détraigne, sénateur de la Marne

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